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Marions est située sur le Chemin Gallien. Voie antérieure à l'époque romaine, il part de Bordeaux, continue par Barsac, Bazas, prend la direction sud-ouest et traverse Marions, Houillès, rejoint la Ténazère et arrive dans les Pyrénées centrales. Cette draille, ancienne voie de transhumance était également l'un des itinéraires vers Jérusalem. Mentionnés sur cette route, les « tres arbores » pourraient d'ailleurs correspondre au lieu-dit les « 3 chênes » à Marions. Les fondations gallo-romaines, mises au jour en 1840 et la présence de sépultures anciennes contenant des cercueils de plomb placés dans des cuves funéraires en pierre, sont peut-être dues à la proximité de cette voie. Durant l'ancien régime, Marions fait partie de la juridiction ecclésiastique de Bazas. Le curé de la paroisse signale d’ailleurs, en 1713, le décès dans la maison noble de Brocas, de Jeanne de Fabry, veuve de Gabriel de Brocas, « bonne huguenote », réfractaire à la conversion. La commune, essentiellement forestière, est tournée vers l'élevage de chapons qui, déjà pratiqué dans le premier quart du XXe siècle est relancé en 1988. Un tonnelier cesse son activité à la fin du XXe siècle.

 

Église de Saint Pierre

Elle est dédiée à Saint Pierre. L'Église est une ancienne dépendance de l'abbaye de Fontguilhem. Ce petit édifice roman à la fin du XXIIe et du XXIIIe siècle, est composé d'un plan rectangulaire terminé par un chevet plat. Probablement détruit dans sa partie ouest à la fin du Moyen Âge, son clocher-mur est alors reconstruit. La cloche est fondue à la fin du XIXe siècle par Vauthier, fondeur établi à Saint-Emilion. À la même époque, l'intérieur de l'édifice est remanié ; une fausse voûte est ajoutée ainsi qu'une paroi de plâtre qui rend le chevet semi-circulaire. Un vitrail daté de 1893 et signé du maître Bergez de Toulouse, occupe le mur sud de la nef. L'ancienne confrérie de Saint Louis est à l'origine de la traditionnelle dévotion, le 25 août, et de l'autel consacré à ce saint dans l'Église. Une prière offerte par la comtesse de Paris figure également dans l'édifice. 

 

Moulin des Monges.

Le nom de « monges » vient de la prononciation en patois régional de « moines ». Le moulin dépendant de l'abbaye de Fontguilhem, est doté d'un lac dont les poissons nourrissaient les religieux et donc le moulin des moines. Si son origine est forte ancienne, vers le XIIe ou XIIIe siècle, le bâtiment actuel doit dater du XVIIe siècle. Construit en pont sur le Barthos, l'édifice surmonte une arche de pierre en plein cintre et est couvert d'un toit à trois eaux. Son exploitation est maintenue jusqu'en 1969. 

 

Croix

Cette croix monumentale est probablement donnée par l'abbaye de Fontguilhem dont dépend la paroisse, vers le XIIe siècle.